Nouvelle publication

Un nouvel ouvage vient de paraître chez les Editions Bénévent : "Face à l'éternité". Vous pouvez le demander chez votre libraire.

Notre époque, marquée par l’évolution de la technologie, déstabilise certaines personnes dans la recherche naturelle d’harmonie entre la réalité et la spiritualité.

Je crois à l’émergence d’un nouveau paradigme scientifique, philosophique et culturel, qui va combler le manque de spiritualité. Dans ce livre, j’essaye de prouver que la spiritualité est scientifiquement justifiable en donnant des réponses fondées sur la science aux questions courantes et éternelles. A travers ces pages, les idées sont exprimées sous forme de dialogues entre Entités personnifiées comme Intuition et Raison ou Animus et Anima à travers les épreuves et l’action, où Phénix le cheval ailé voyage plus vite que la lumière, car il n’y a rien de plus rapide que la pensée.

Dans cet ouvrage, toutes les notions scientifiques officielles sont bouleversées d’une façon logique et naturelle, aboutissant à la reconnaissance de notre espace intérieur pour prendre conscience de sa richesse et pouvoir l’explorer. Ainsi, des images de rêve captées dans des lieux inaccessibles peuvent devenir réellement existantes si elles prennent vie en nous. L’écriture fluide et généreuse stimule l’émerveillement et l’ouverture sur le monde magique.

Dans la deuxième partie, j’utilise des références scientifiques, celles qui font partie de la science moderne et qui sont mal connues par la majorité des lecteurs. Ce texte condensé des idées et des hypothèses modernes pourra servir comme manuel à consulter à tout moment. C’est une invitation à l’initiation rapide et pratique.

Enfin, je propose un nouveau modèle pour une Théorie unifiée, celle que les scientifiques cherchent depuis plus de 100 ans. Ils ne prennent pas en considération l’éminence de la conscience qui y est pourtant le facteur essentiel.

 

« Trois coups dissonants retentissent dans l’Univers. Les trois secousses suivies des cuivres percent le rideau. Il éclate en lambeaux de feu. Une jeune femme se débat dans les flammes, emprisonnée par des lacets de braise. Au fond se dessine une silhouette de Géant, une ombre démesurée. Elle se précise et devient noire opaque comme le Néant, puis agrippe le corps gracile de la jeune femme abandonnée maintenant sans connaissance. « ANIMA ! HASARD ! »

Ce drame universel se déroule en sept actes qui correspondent aux lettres initiales du mot MYSTERE : Matière, Yeux, Science, Transcendance, Energie, Réponse et Esprit. Pour  retrouver les sept fragments du Cristal de la connaissance et sauver la Terre, Animus et Anima se lancent dans des épreuves fabuleuses. L’amour est la force qui, à travers tous les obstacles, finira par triompher et dépasser la mort.

 

« La musique les poursuit vers le zénith… C’est une Marche nuptiale. Elle jaillit en fontaine ascendante faisant vibrer les eaux, tel un plateau sur lequel la sphère lumineuse est posée sans pesanteur.

Cet instant unit leurs âmes et leurs corps dans un mariage sacré. Anima et Animus sont le reflet de la beauté de l’Univers. Leurs corps enlacés se figent comme sur un tableau.

Anima rayonne, son sang embrase ses lèvres et des larmes jaillissent sur sa chevelure propageant la rosée de son innocence juvénile. Pas un mot n’arrive à sortir de sa gorge embrasée par le battement de son cœur. Elle ouvre les yeux à travers ses larmes pour le regarder, comme si elle ne l’avait jamais vu.

Leurs corps pulsent soudés l’un à l’autre, leurs cœurs vont défaillir… Le feu explose au rythme de leurs cœurs. Ils s’évanouissent dans un cri étouffé l’un dans l’autre au même instant… à l’apogée de la vie et de l’amour. »



Errances

Après avoir parcouru une longue spirale dans ma vie, je me retrouve au même endroit dans le labyrinthe mais sur un palier supérieur. Une myriade de filins en dentelle s'étire pour former les méandres éblouissants émergeant des parois, aux multiples visages.

Soudain, les miroirs luisants s'assombrissent, invisibles. Une cascade de lumières, tel un feu d'artifice, de petites sphères s'élancent dans une danse effrénée.

La grotte est immense. Ses parois flottent dans l'obscurité comme des mirages lumineux. L'essentiel est là-bas, derrière le vide : L'INCONNU. Toutes les révélations sont inscrites dans ce poème fluide d'Océan Éternel. Mais comment les déceler, les comprendre ?


Miracle

Les vagues perlées d'écume battaient le rythme majestueux de la vie. La mer s'inspira de cette harmonie rassurante et déploya de multiples variations aux chevauchées des échos lointains.

En me retrouvant seule devant mon tableau, le chant d'un oiseau inconnu caché quelque part dans les branches, je continuais à méditer. Oui, la vie est un miracle qui reste inaperçu et banal. Derrière l'apparence pourrait se cacher la clef de ses demeures éternelles enfermant l'énigme de son secret.

La vie est venu de la mer de l'élément liquide entourant le fœtus. Notre monde est un miracle dans l'univers.


Appassionata

Toujours devant moi, tel un spectacle de magie, la lumière fait apparaître du néant des couples enlacés. Est-ce un couple ou tout simplement la même entité sous deux manifestations ? Je sais que c'est une danse d'amour et les deux êtres qui s'aiment ne font qu'un. Ils sont liés pour toujours, comme la dualité, mâle et femelle, qui se trouve au fond de notre psyché. La dualité dans l'existence est primordiale. C'est la manifestation de la création. Le BIEN et le MAL sont des antinomies ontologiques. Le monde unilatéral est-il impensable ?

Mais pour que les particules doubles persistent, il y a certainement une force, une énigme, qui se cache là-bas derrière le vide, au niveau des miroirs, plongée dans un ruissellement de lumière laiteuse, palpitante, apparemment sans bornes.


Promesse

Une lumière est née dans ma conscience, un éclat de cristal flamboyant, remplit mon âme d'une myriade de splendeurs. La révélation d'un joyau de lumière, suspendu dans le vide, m'a comblé de bonheur. Je ne serai plus seule dans l'océan de la nuit. Une élégie traçait déjà ses premiers signes dans mon esprit. Mon être s'est confondu avec le Tout dans la fusion de ma nouvelle identité, répandant en moi la volonté de bâtir. Je suis à la fois l'univers et moi-même. La voix familière immémoriale ne me quittera plus.

Elle me protégera, par sa force, aux moments de faiblesse, car je suis entrée à l'intérieur du joyau qui renferme le mystère de l'essence de l'univers. Les fluides immatériels ont traversé les méandres complexes de mes cellules en formant une boucle fermée avec le TOUT.

Promesse d'amour, promesse de vie, l'homme projette, la femme reçoit. Ils plongent dans une abstraction de formes qui sont vibration significative et émotionnelle.


Enigme

Je me lance éthérée dans le vide, afin d'approcher cette lumière, éblouissante et fascinante à la fois. Avec une certaine appréhension, je m'abandonne au charme captivant de ce miracle.

Cet état de grâce n'est pas une illusion mais un voyage suprême de l'esprit, plongé dans son espace intérieur.

L'essentiel, étant imperceptible, se dévoile par la réflexion, l'émotion et l'amour, ce qui est la vraie abstraction, au-delà du visible, celle qu'on ressent par la force qui se dégage de l'œuvre. La réflexion et l'émotion, à travers la beauté intérieure, n'étant pas matérielles, sont abstraites. La réalité sera le moyen de cristallisation des valeurs en formes vivantes, afin de constituer la Totalité.

Cette démarche s'inscrit dans l'évolution d'une nouvelle spiritualité et dans les tendances modernes de la science. Elle est le témoin d'une intuition sur la globalité des phénomènes.


Le Cri

Une lutte sans fin embrase le monde. À travers la procession impérissable de l'ascendance de la vie, dans la lutte entre le Bien et le Mal, celle qui fait progresser le temps rythmé par le battement du cœur de Chronos, sont dissimulées des embûches sournoises et des pièges de terreurs mortelles...

Le ciel s'assombrit, la tempête se leva, la montagne se mit à hurler, un long cri venu du fond de son ventre. Le cri de la montagne se confondit avec celui de la foule. Un coup de tonnerre retentit, renvoyé par l'écho, résonnant jusqu'au coeur de la terre.

Cri de terreur, chacun pour soi, cri sans voix dans la souffrance, cri de haine envers les autres et soi-même, quelle est cette épreuve que l'humanité couve, tel un monstre invisible et sournois, nourri au sein de la civilisation ? Qui est la femme, et l'enfant ?


Après l'Epreuve

C'était la vague apocalyptique anéantissante du MAL. Nous étions suspendus au crochet d'une crête, une petite île au milieu de l'océan du vide, le grand Vide muet et froid en apparence, où s'affrontent les forces du Bien et du Mal, où les houles se cabrent creusant des abysses sans fond. Pourrions-nous lutter ?

Quelque part au-delà de l'espace précis, de partout et de nulle part, des notes en trilles harmonieuses percèrent le voile.

La syrinx d'un oiseau inconnu lançait des mélodies cristallines en cascade. Le soleil nouveau traversa la brume, le voile se déchira, éclata et s'éparpilla en bribes. Nous fûmes lancés dans les airs, tandis qu'avec la lumière sulfureuse les grondements menaçants reculaient en fuite sur les vagues en désordre...

Tous unis, après l'épreuve, que va-t-il se passer ? Quel sera l'avenir de l'humanité, trouvera t-elle la véritable valeur de la vie ?


Soma et Psyché

Seule dans la pénombre de mon atelier, je faisais des efforts désespérés, pour deviner les lumières visibles et invisibles qui traversaient mon tableau. J'hésitais à allumer la lumière sous peine de perdre l'enchantement magique de la nuit tombante. La symphonie de la vie vibrait en moi en sourdine.

Qui suis-je ? Quel est mon lien avec cette musique ? Où est située ma conscience ?

Nous ne sommes pas que matière, nous avons nos pensées, nos émotions, nos rêves, nos sentiments. Ils font partie de notre psyché qui est conscience. Elle n'a pas de substance matérielle.

Le corps enchaîné dans le mousse de la matière n'arrête pas l'esprit libre qui, lui, voit sans regarder. La pensée voyage instantanément partout et les rêves ne connaissent pas de limite.


Passion

Nous sommes à la limite du monde, de notre univers macroscopique et là-bas où est la lumière crépitante, est le début de l'univers subatomique.

Au-delà de cette frontière, le monde s'éloigne plus vite que la vitesse de la lumière. L'horizon s'éloigne avec la lumière. C'est comme un mur invisible, car la lumière est plus rapide qu'elle-même et elle s'éloigne dans un autre espace et un autre temps. Seule, la musique universelle est perceptible. Elle est sereine et bouleversante, chaque fois renouvelée et unique. En l'écoutant, j'ai l'impression de l'avoir entendue dans le temps, celui qui ne commence et ne finit jamais. Elle est la musique implantée dans ma mémoire transcendante. Rempli de variations et de modulations, son fond absolu est le rythme universel.

C'est la musique que nous ne pouvons pas apprendre, la musique que nous ne pouvons jamais oublier.


Ode à la Postérité

Beethoven et sa force dépassent les limites de la vie. De sa vie physique, reste la marque de son visage, son masque, mais toute apparence physique est éphémère. Mort, il est dépouillé de tout. Reste son oeuvre. Dans sa musique, il est vivant, terriblement vivant pour la postérité. Ressuscité, il est immortel. Il vit en nous, dans nos émotions à travers sa musique.


Anima et Animus

L'humidité se condensait et se dilatait en vagues. Les influx en rubans de brouillard irisé se répandaient au-dessus du lac. Un arc de feu passa à travers les brumes condensées, et un instant plus tard, un globe d'eau tout ruisselant apparut tel un œuf de perle rose. Dans son cœur derrière un nuage d'aurore, je distinguais deux silhouettes floues, entrelacées dans un cocon de chrysalide. La brume en ondes confuses se dissipa, et le couple apparu dans ses trois résonances.

Ils sont là, au fond de notre psyché : la femme et l'homme, le conscient et l'inconscient, le soi et le moi. Trois couples inconnus et pourtant…


Sculpture

La musique de la vie est une valse, Cette musique secrète est remplie de significations et de mystères.

Le temps s'évanouit dans l'infini ; le passé et le futur fusionnent dans le présent continu.

Interconnectés par cette antenne intemporelle, nous sommes tous ensemble, formant un Etre éternel au-delà du temps et de l'espace.

À la limite extrême de l'univers se trouve le MUR DE LA LUMIERE. Contrairement au mur du son, le Mur de la Lumière est infranchissable.

Tous les mystères se trouvent-ils au niveau de cet énigmatique Mur de lumière ? Cette grande partie invisible de l'ensemble des constituants de la vie, nous lie-t-elle à l'éternité ?


Boléro

Si notre psychisme émet des ondes accordées aux vibrations du joyau, nous serons impliqués dans la force qui émane de cette interférence. Les pensées identiques dans une longueur d'onde unifiée créent une vibration très puissante, capable de jouer un rôle déterminant dans le cours de l'histoire.


La maison

Dans sa Demeure, Mad-Jarova réalise des ouvrages importants, comme la colonne sculptée, la création de la statue « Hélios », la grotte « La relativité essentielle » le tableau « L'apothéose de la vie » de 8 m / 4,50 collé au mur dans son atelier etc.


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Dès l'âge de quatre ans, lorsqu'elle a commencé à peindre, Mad-Jarova faisait des peintures d'adulte avec la fraîcheur de l'âme d'enfant. Aujourd'hui elle bénéficie d'une notoriété méritée après 89 expositions personnelles dans le monde entre 1969 et 2007.

Ses œuvres d'un réalisme visionnaire font partie du patrimoine culturel en France et à l'Etranger dans le domaine de la nouvelle tendance de la Réalité de l'Espace Intérieur.

Étant visionnaire depuis son enfance, elle croit tout à fait normal de travailler sans modèle, photo, et croquis préalable. Ses statues sont emportées par une force mystérieuse qui les dégage de leur pesanteur. Sans aucun artifice technique, ses tableaux à l'huile sur toile sont réalisés au pinceau et à la brosse.




La pensée pourra t-elle influencer notre destin ?

Oui, ceci est réellement possible, même indispensable pour la compréhension de notre destinée dès notre enfance. Effectivement, déjà à l'école les enfants peuvent connaître, comprendre et même influencer leur destin, malheureusement cela ne fait pas partie du programme. Pourtant certains se posent souvent la question : « Pourquoi y a-t-il des malheureux innocents ? » Et leur réponse est : « Parce que dans la vie, apparemment, il n'y a pas de justice. »

Les rationalistes athées disent que s'il y avait véritablement un Dieu bon et juste, il n'aurait pas permis la souffrance des innocents, alors que d'autres individus, pas forcément parfaits, profitent pleinement de la vie.

Pourquoi il y a-eu toujours des martyrs, pour porter la croix et accepter le sacrifice, le sacrifice d'Ego dépouillé et abandonné ? Pourquoi est-il si douloureux et difficile de monter les échelles de la conscience, et passer par des épreuves ?

La réponse est la suivante : par rapport à ceux qui choisissent la vie avec tous ses avantages et s'accordent aux vibrations existantes du moment, les êtres isolés sont en dysharmonie avec la conscience collective.

En effet, la majorité s'accorde à la tonalité générale de l'orchestre. Si tel est votre choix, vous devez éviter les dualités conflictuelles ente vous et les autres, entre vous et les idées existantes, car plus vous serez en harmonie avec la conscience collective, plus vous aurez ce qu'on appelle de la chance.

Mais si tout le monde s'accorde avec les forces existantes dans la symphonie de la vie, il n'y aura jamais de changement, d'évolution socioculturelle, et d'accroissement de la conscience. Justement pour cette raison surgissent des individus différents qui souffrent. Bien qu'aujourd'hui leur souffrance ne soit plus physique, elle n'en est pas moins la souffrance de l'âme. L'individu se sent mal compris, isolé des autres, à chaque essai de faire une démarche dans la société, toutes les portes semblent fermées. Cependant le plus dur ce doit être le manque d'amour et la solitude. Ceux qui avancent contre le courant sont souvent incompris. Grands solitaires, ils subissent les épreuves d'animosité et d'abandon de tous, et ils sont victimes d'injustices. Pourtant, contre toutes apparences, les épreuves représentent une grâce divine. Le Christ nous en a donné la preuve. Dans l'ascension des paliers de la conscience, les épreuves sont les marches à affronter.

Mais pourquoi faut-il monter ?

Pour deux raisons : premièrement pour nourrir la psyché collective, et deuxièmement pour arriver à l'intemporel, à l'état de grâce éternel tout en ayant conscience de cette plénitude.

Ce sont les solitaires qui font évoluer l'âme collective existante, car elle vit à travers les psychés individuelles, réunies dans des vibrations en modulations et changements permanents. La justice est dans la distribution des avantages : la joie d'évoluer ou le plaisir de la vie. Entre ces deux extrémités s'étalent les états intermédiaires.

Mais qui les oblige à accepter le sacrifice ?

Une autre force inconnue et mystérieuse qui fait face à la conscience collective, confortablement installée dans une société. Cette force anime la psyché individuelle et l'invite à monter les paliers toujours plus élevés, en remplaçant ses voiles, jusqu'à ce qu'ils deviennent lumière.

La conscience collective qui gouverne les événements représente les vibrations individuelles qui sont des pensées et des émotions, fragments réunis dans l'unité des forces accordées de plusieurs individus à un moment précis. Lorsque ces forces deviennent persistantes la société pourra changer d'idéologie. Sans cela l'évolution de la pensée n'existerait pas. C'est la raison pour laquelle certains êtres sont destinés à présager le changement. Ils font opposition à la conscience générale collective, se lancent contre le courant, et luttent en souffrant pour donner naissance à de nouvelles idées à partir de leurs visions.

Leur récompense est celle de pouvoir évoluer et atteindre, après la dissolution de l'enveloppe charnelle, la dimension absolue et éternelle, mais la plupart de ceux qui choisissent cette voie n'y pensent pas, ils le font inconsciemment, stimulés par la force Essentielle à leur insu.

En fait chacun représente un monde. Chacun a droit au libre arbitre pour décider de son sort et ceci en pleine conscience, mais ce n'est pas toujours le cas. Des dormeurs naissent aussi, ceux qui vivent de façon inconsciente et automatique toute leur vie. Et ils continuent à croire qu'ils sont les auteurs de leur pensée, alors que c'est la conscience collective qui dirige leurs réflexions et leurs actions.

Se laisser vivre et accepter la solution d'une existence éphémère a son charme aussi, bien sûr. C'est pour cette raison que chaque individu a le droit de choisir, et tous les êtres vivants se retrouveront au même endroit de félicité sans limites qui est la dimension divine libérée de la matière, mais tous ne se rendront pas compte de leur transmutation intérieure. Comme les bactéries et les animaux primaires, quelques animaux supérieurs et certains êtres humains disparaîtront, tels des cristaux de neige fondus au soleil.

Dans notre monde, tous les êtres sont transitaires, tous traversent le temps mesurable ici et arriveront à ce moment unique pour chacun, celui de la grande séparation. Tous les êtres vivants feront la grande transmutation dans l'absolu. Alors, ils vont se confondre avec leur essence divine, mais seul le haut niveau de conscience a le droit à l'immortalité. Un très haut niveau de conscience est indispensable pour réaliser la fusion de la psyché individuelle avec le Tout.

Comment l'être humain doit procéder pour monter son niveau de conscience ?

Surtout par l'écoute silencieuse purgée de tout intérêt de changer quoi que ce soit, une écoute de l'intérieur de son être, pour trouver la voie de l'amour qui est le lien sacré d'union avec Dieu, afin de construire les circuits complets dans son espace intérieur, en essayant progressivement d'entrer en communication avec son Surmoi et la Psyché collective, où Dieu est personnalisé et vivant.

Le Surmoi est le surconscient, au-delà du conscient et de l'inconscient, il est celui qui ouvre la voie à la Psyché vers l'ascension des marches supérieures de l'échelle de la conscience, celui qui l'habille dans des voiles aux nuances ascendantes jusqu'à l'arrivée de la lumière pure et absolue. C'est le messager de la pure conscience ou la présence. Comment faire pour le reconnaître, et comment appeler cet être supérieur qui est le surconscient ? Faut-il chercher à l'intérieur de soi-même avec un esprit ouvert. Alors, on devient un canal, non pas un exécuteur isolé, mais une antenne qui capte et réalise l'exécution, et pour cela il faudrait avoir l'esprit de globalité. L'esprit individuel est enchaîné dans des vieilles évocations de plaisir et de révolte, de joie ou de conflit. La totalité procure sérénité et amour intérieur. Quand le corps est équilibre et complémentarité des dualités, il réalise l'unité, et relâche toutes les tensions de réactions pour s'ouvrir à l'écoute de sa voix intérieure. Il semble, que le désir d'accroissement de la conscience provoque une recherche fébrile de plénitude, que personne ne pourrait atteindre. D'ailleurs cette recherche représente la signature du conditionnement biologique et culturel de l'humanité. Et c'est un besoin compulsif pour ceux qui pensent que ce que nous sommes réellement est antérieur à ce que nous croyons être. C'est une initiation en quelque sorte. C'est la révélation d'une nécessité, qui nourrit la nature profonde innée et lui donne sa réelle dimension. Cela n'a rien à voir avec la nourriture matérielle, pourtant indispensable au corps physique autant que la nourriture spirituelle à l'âme.

En quoi consiste cette nourriture ?

Elle est constituée d'amour et d'émerveillement. S'émerveiller de tout, de la nature, d'un bel arbre, d'un animal, s'émerveiller du soleil, des étoiles. La vie est un vrai miracle qui passe inaperçu. Mais l'initiation consiste aussi à livrer une lutte contre beaucoup de barrages, qui se présentent à l'intérieur de la personne en forme de blocage et de préjugés ou d'obstacles culturels reçus par l'opinion publique.

Qu'est-ce qui fait obstacle à cette initiation ?

C'est l'Ego personnel subjectif, bien entendu, parce qu'Ego est en conflit non seulement avec le mental mais avec le surmental.

Qu'est-ce que le surmental ?

Le surmental est une qualité du surconscient. Lié à la conscience collective il est au-delà du surconscient individuel. Le surmental représente une multitude de facettes de forces-idées différentes, faisant partie de la conscience collective. Chacune, étant indépendante, a le pouvoir de se réaliser. La conscience collective est constituée de milliards et de milliards de forces-pensées individuelles, regroupées, concentrées et classées par le surmental. Grâce à lui chacune a le droit de s'accomplir, de s'assumer et d'employer d'autres forces individuelles pour son propre compte. Ainsi la conscience collective et la force exécutive du surmental sont en harmonie supramentale et deviennent une force dynamique de la réalité.

Le supramental est caché derrière le mental, derrière la vie et la matière visible, pourtant il agit par des forces redoutables. Quand il agit cela se passe au moyen de pouvoirs multiples et secrets, qui s'ajoutent aux propriétés caractéristiques de la volonté unique de surmental. Il n'est pas reconnaissable. Le surmental est transcendant, n'est pas apparent, et agit par des voies mystérieuses, encore inconnues de l'humanité. Nous pouvons communiquer avec lui par nos pensées consécutives aux rêves.

Sachant qu'il est difficile de déterminer quelle est la réalité réelle et la réalité onirique, et quelle est la vraie réalité entre les deux, je pense que l'essentiel est cette richesse insoupçonnée, invisible et inobservable qui remplit l'intérieur de notre espace. Les rêves n'étant pas provoqués par des actions directes sur notre corps physique ou psychique, mais par des relations puissantes internes et de nature transcendante, la vérité des songes n'est pas la réalité de la vie quotidienne, mais elle est la résonance de la vision intérieure, aussi bien dans le domaine réel que profondément psychique.

Nombreux sont ceux qui, dans certaines circonstances de leur propre expérience, ont remarqué la force divinatoire de leurs rêves : ils sont porteurs de savoir et des renseignements sur l'avenir, ainsi que sur leur état psychique. Ceci est un fait, puisque chacun a eu des rêves prémonitoires.

Mais quel est ce phénomène qui réalise la vision à travers le temps, afin de nous permettre de pressentir des événements et, par un moyen symbolique, nous fournir des renseignements sur des événements à venir ?

La réponse est difficile à formuler, sans le vouloir, je pense à un phénomène parapsychologique, un phénomène de voyage au-delà de notre espace-temps physique, car notre corps est emprisonné dans l'endroit où il se trouve, et au temps dans lequel il évolue.

Le temps dans l'absolu n'existe pas, le rêveur plonge dans le sommeil paradoxal et quitte son espace-temps corporel. Il peut naître ailleurs, où libéré de son poids il reçoit des ailes pour voyager aisément à travers le temps et l'espace. C'est pourquoi, le rêve est un voyage dans une autre dimension inconnue, dimension qui est pourtant notre nature la plus profonde et tellement réelle, mais inconsidérée. Si nous ne faisons pas un effort pour y pénétrer avec notre pensée consciente, nous n'aurons pas la possibilité de connaître la profondeur de nous-mêmes, ainsi que la fonction d'avertissement relative aux événements de l'avenir proche ou lointain.

Pour ce qui est de la faculté de saisir ces plongeons dans le temps, il faudrait avoir la conscience endormie, afin de laisser la place à l'inconscient qui emploie des voies inconnues et des réseaux secrets pour lier l'intuition à l'imagination et former les symboles. De nature transcendantale, les symboles, instruments de la pensée, ont mystérieusement le même sens pour tous. Ils sont des archétypes au fond de l'être humain, existant simultanément et éternellement dans tous les points de notre monde. Le songe est l'expression de l'éternité dans le temps, il est le poème de la nuit et l'éblouissement de la lumière du jour.

Si nos rêves sont quelquefois absurdes ou incohérents, c'est que notre inconscient n'a pas franchi la porte temporelle, alors il flotte entre les sensations de réalité probable et les visions tourmentées ou désordonnées. Je pense, qu'expliquer le rêve uniquement par une activité mécanique cérébrale est une réduction, qu'elle soit explicative ou méthodologique. Elle fixe des barrières à la connaissance qui se doit totale. Je pense également, que certains psychanalystes, qui étudient les rêves comme des conditions intérieures psychiques d'une expérience intrasubjective et intersubjective, ne donnent pas la réponse par exemple à la question toute simple : pourquoi rêvons-nous, et quel est ce mécanisme mystérieux qui relie dans la pensée individuelle les archétypes primordiaux.

En chacun de nous il y a un autre monde invisible, qui coexiste en dualité inséparable avec notre être relationnel du monde extérieur.

Nous sommes tous doubles, c'est Dieu qui est unique. Nous sommes doubles parce que nous avons une réalité visible et faisons partie de ce monde, qui est lui-même une dualité absolue. Dualité entre le monde réel d'une part, et d'autre part son introduction consciente et inconsciente dans l'individu à travers la pensée. Elle est l'expression du monde invisible, celui qui conserve un sens.

Les êtres vivants sont construits d'atomes qui forment les molécules, les cellules, même le cerveau est fait d'atomes, c'est bien connu. Ce qui est moins connu est que, dans le système de tous les organismes vivants, les constituants atomiques se renouvellent constamment. Et si les atomes passent, c'est qu'ils viennent de l'extérieur par l'eau, la nourriture, l'air et s'intègrent à l'organisme de l'individu. Alors, chacun représente le fond invisible d'une rivière et les atomes du corps ne font que passer. Depuis la naissance jusqu'à la mort, dans l'organisme tout se renouvelle et cela s'appelle le “renouvellement des constituants atomiques”. Les neurones et le cerveau aussi, même le système osseux, alors que le calcium est l'élément, qui reste le plus longtemps dans l'organisme. Alors notre cerveau, en tant que matière, non seulement disparaît après la vie, mais il est aussi et surtout éphémère pendant la vie. Par conséquent, seule la pensée est réellement permanente bien qu'évolutive avec l'âge et l'expérience. Les visions, l'inspiration et la pensée font partie de notre espace intérieur. Cependant l'inspiration peut avoir des degrés différents, allant du simple flash visionnaire jusqu'à la vision complète et inspirée, guidée par une force mystérieuse. Les visions de Léonard de Vinci à caractère scientifique ont les mêmes origines.

Il n'est pas rare de constater la communication de visions ou d'émotions à travers le monde. Des pensées et des idées nouvelles ont circulé à travers le temps et l'espace, à l'époque où il n'y avait pas de moyens de communication. Le mécanisme de transmission d'idées simultanément entre des individus qui ne se connaissent pas est l'essentiel dans notre vie, car c'est lui qui dirige les événements de notre existence sur le plan planétaire.

Les idées acheminées par les voies de l'amour vont se rencontrer pour converger entre les hommes. La compréhension des merveilles, comme la vie, la conscience et le rêve, qui n'ont rien de banal, les abandonne. La pensée est étudiée d'une façon physiologique et mécanique en ignorant sa fonction essentielle. Mais le mécanisme physiologique n'explique pas la cause profonde de la pensée, de même qu'il n'est qu'une conséquence de l'activité psychique. Celle ci est en dehors de la matière, en symbiose d'intensité de l'émotion, soutenue par la force, aussi bien visuelle, sensorielle que motrice. Les expériences peuvent constater que la personne pense, mais n'expliquent pas le contenu et la fonction profonde de la pensée.

Quelle est la vraie réalité : de la pensée ou la réalité des sens ? Les deux se confondent et représentent une autre forme de dualité complémentaire, qui est en nous. Elle s'exprime en chacun, puisque nous vivons nos pensées dans la réalité.

Le penseur voit des images, mais ressent aussi des odeurs, des sons, des sensations de douleur ou de plaisir, de chaleur ou de froid. Les phénomènes sensoriels accompagnent la pensée d'une façon autonome même sans contact direct avec l'extérieur. Cependant la pensée plonge dans l'océan d'archétypes universels afin de composer des symboles et les matérialiser par des mots dans notre langage. La pensée qui fait partie d e notre monde invisible, sous-jacent, n'a aucune apparence physique, et elle n'est pas observable sous un microscope. Dans la structure universelle du tout, face à la réalité manifestée et visible est nécessaire l'invisible essence sous-jacente.

La totalité universelle de la création permanente se présente en double substance : en dehors, la complexité des apparences est captée par les sens, tandis qu'en dedans, des fonds connaissent eux-mêmes l'unité de la synthèse transcendante.

La dualité, loi universelle, exige l'élaboration d'un pont entre la réalité de l'observation objective, et la vision intérieure des archétypes universels, dans les liens du conscient et de l'inconscient de l'homme. La réalité elle-même est double, d'une part celle de l'homme dans le monde, et d'autre part le monde dans l'homme. Ces deux aspects manifestés sont reliés par un lien invisible

La musique universelle est composée comme une marche en deux temps, évoluant en trois temps, à des moments où elle devient une valse. Les antinomies se chevauchent les unes après les autres, deviennent complémentaires, le conscient est doublé par l'inconscient.

Celui dont la racine divine est consciente obtient des ouvertures et des révélations sur l'invisible et ses pensées deviennent transcendées. Il comprend instantanément des vérités essentielles et accède à la conscience transpersonnelle. Nombreux sont les témoignages de révélations de l'au-delà, provoquées par une extase soudaine, une vision ou une certitude d'avoir reçu un message. Cet événement conduit souvent à une renaissance, le début d'une autre vie, parfois dédiée au service d'une mission concernant l'humanité. L'homme a le droit de choisir librement de croire et d'avoir des liens avec l'invisible, car Dieu est toujours partout, retiré dans un ailleurs accessible à tous par la pensée et la foi. C'est à l'intérieur de lui-même que chacun peut trouver sa présence, là où il peut communiquer individuellement avec Lui, parce que entre notre psyché et Lui la dualité n'existe plus. Ce lien est intemporel et non spatial, il ne fait pas partie du monde visible. Toutes nos joies et nos souffrances sont celles de Dieu dans l'Unité sacrée entre notre Psyché et l'Absolu. Nos épreuves sont les siennes à travers la création perpétuelle qui marque l'écoulement du temps. La perfection serait possible où le temps n'existerait pas, c'est à dire pas dans notre univers qui s'accomplit progressivement. Toute création est joie et souffrance.

Le retour du sacré, d'une façon émancipée spécifique à la nature humaine et à son libre arbitre, est donc possible et même légitime. Nous sommes libres de penser à l'invisible, à l'existence de la pensée et de l'imagination, ce qui veut dire que nous sommes portés à postuler l'éminence de l'au-delà par rapport à notre vie matérielle et réelle. Nous ne pouvons pas nous empêcher de sentir le mystère profond des choses, indépendant de leur aspect tangible, ni d'imaginer l'autre côté, à l'intérieur de cette réalité qui nous entoure, même si nous sommes incapables de lui donner une interprétation précise. Même si ce trouble nous fascine, et cette impossibilité de dessiner une image détaillée est un problème qui nous tourmente, au fond de notre inconscient surgissent les pensées de la divinité unie, de la transcendance absolue, de l'intériorité ontologique du surnaturel par rapport au naturel.


- Pourquoi la vie et l'univers ont choisi le temps positif plutôt que le temps négatif, la matière et non pas l'antimatière, et les molécules vivantes ont préféré une seule géométrie? Je crois encore une fois, que tant d'heureuses circonstances, additionnées à tant d'analogies incontestables, afin d'aboutir à la vie, ne peuvent être attribuées au hasard. L'aspect unilatéral de la matière en profondeur au niveau subatomique, est identique à celui de la manifestation du vivant. C'est l'asymétrie qui a permis la vie.

- Les scientifiques essaient de créer des cellules vivantes, ils disposent aujourd'hui de matière première pour fabriquer des membranes primitives. Certaines substances organiques extraites de météorites avec de l'eau peuvent former des cloisons ressemblant à des membranes. Ce sont avant tout des substances organiques et non pas minérales qui servent de matière première, le problème apparaît justement lorsqu'il faut créer des éléments organiques à partir de la matière non organique et surtout engendrer la vie.

- La vie ne se laisse pas approcher, elle cache scrupuleusement ses secrets. Pourtant elle jaillit d'une façon spontanée et apparemment exubérante, mais nous ne saurons jamais résoudre ce problème fondamental.

- D'une façon globale elle semble volontairement disponible partout, mais les points favorables sont curieusement dispersés à des grandes distances. A l'image de la distribution de la matière, séparée par de très grandes étendues de vide, aussi bien au cœur de l'atome qu'entre les corps célestes, la vie ne coexiste pas avec elle même à un seul endroit précis de l'univers.


En me retrouvant seule devant mon tableau, le chant d'un oiseau inconnu caché quelque part dans les branches d'un arbre le plus proche, ou le plus éloigné, je continuai à songer au miracle de la vie.

L'organisation suprême de la vie, toutes les informations nécessaires à la fabrication d'un individu sont inscrites sur le long ruban de l'ADN. La molécule d'ADN est formée d'une longue suite d'unités de base:les nucléotides. La base étant l'élément le plus important est constituée des quatre substances différentes. A partir de ces quatre notes est créée la symphonie monumentale et inimitable de la multitude impressionnante du vivant. Créer et interpréter, uniquement par la même force, est le mystère le plus étrange de la nature. Les quatre lettres génétiques sont les quatre notes, tel que do, mi, mi bémol et sol, qui subissent des modulations aux tonalités infinies pour composer de multiples structures de nuances variées. Ainsi elles servent de base pour former les mesures de la musique universelle. Chaque mesure correspond à un acide aminé particulier. Alignées dans un certain ordre elles forment une phrase musicale, qui correspond à une suite d'acides aminés. Chaque phrase est un gène. Le gène est une suite ordonnée de bases codant pour une protéine déterminée. Lorsque la composition est terminée les protéines représentent de longs polymères inertes. Puis d'un seul coup, comme par magie sous une influence mystérieuse, elles se mettent spontanément en mouvement. Elles commencent à vriller, en formant un édifice en trois dimensions, stable et programmé, prêtes a fonctionner. Connaissons-nous la raison profonde du fonctionnement des protéines ? Les scientifiques connaissent leur architecture spécifique, les fonctions des différentes unités de base, les acides aminés, mais ils ne connaissent pas les relations entre les constituants et la cause de leur fonction spécifique et différenciée. Nous ne connaissons pas le mystère de la vie qui surgit d'une façon délibérée et spontanée, et ne comprenons pas l'intelligence cachée dans le réseau complexe de communication et de fonctions.

La musique génétique évolue en trois temps. La musique de la vie est une valse, puisque l'unité fonctionnelle qui code pour un acide aminé est une suite de trois bases, des triplets ou codons. A la complexité de conception et de transmission du programme de la vie, il faut ajouter l'orchestration brillante de l'action synchronisée et savante des enzymes.

Ce petit aperçu très simplifié est en réalité compliqué. Le fonctionnement de la vie est inextricable, mais logique et ordonné. Il est, encore une fois, évident que toute cette musique fabuleuse ne peut en aucun cas être composée par hasard.

Cependant le mystère, un parmi les plus déconcertants est celui de l'existence de longues parties d'ADN, complètement muettes : les introns. Les gènes n'occupent qu'à peine 10% de la molécule de l'ADN humaine, alors à quoi servent les 90% restants ? Il n'y a que 10% de la molécule d'ADN (qui possède trois milliards de bases), transcrit par ARN messager et traité pour donner des protéines. Le reste, soit 90%, n'a aucune fonction apparente. Pourquoi les organismes simples comme les bactéries n'ont pas d'introns ? Les introns se trouvent dans les gènes d'organismes complexes comme ceux de l'homme et des animaux.

Dans ce cas-là, ici dans notre monde, la symphonie de la vie dans son intégralité n'est pas audible. Comme si l'oreille humaine était incapable d'entendre les ultrasons. Cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas. Ces gènes, en trop, qui ne s'expriment pas, sont-ils inutiles ? Ou tout simplement, représentent-ils une banque où l'organisme peut puiser pour fabriquer de nouveaux gènes ? Ils auraient peut-être aussi une fonction de contrôle et de coordination des éléments codants. Pourtant la nature montre toujours une logique dans le choix de ses instruments en manifestant une tendance d'économie. Cette apparente contradiction au sein même de sa vraie dimension intérieure, doit attirer notre attention, car derrière l'apparence pourrait se cacher la clef de ses demeures éternelles enfermant l'énigme de son secret.

Je crois que la musique secrète est remplie de significations et de mystères.

Tous ces mystères se trouvent-ils au niveau de cet énigmatique Mur de la lumière ? Cette grande partie invisible de l'ensemble des constituants de la vie, nous lie-t-elle à l'éternité ? Nous savons aujourd'hui que les exons (les gènes lisibles) ont une géométrie fractale. Ils auraient en effet des propriétés d'auto-simularité, des résonances de vibrations en multiplications décroissantes, les mêmes formes se retrouvent à différentes échelles. La similitude avec la formation fractale de la matière est encore une fois frappante.


- Les hommes et les femmes ont une chance inouïe d'avoir la possibilité de contempler ce monde merveilleux,

- Eh oui, ils ont des yeux uniques au monde, comme tous les êtres humains des autres mondes, ils ont de la chance. Je ne sais pas s'ils se rendent compte de leur bonheur.

- Je me demande même, si ce monde n'était pas créé pour eux. Quelque chose me dit, que toute cette beauté est voulue, afin d'être admirée, telle une création artistique, qui est née pour continuer à vivre et à vibrer grâce aux yeux admiratifs.

- Le mystère est dans leur cerveau. Ce sont les enfants gâtés du Père.

Le couple enchanté disparut derrière le nuage de plomb qui écrasait le velux au dessus de ma tête. Retrouvant le jour morose, un parmi ceux qui pèsent sur les nuages denses de notre vie, je songeai au merveilles de nos capacités de compensation. En partant de germes du début de la vie, par la biologie complexe, la fonction du cerveau est le stade suprême de la création. Après avoir été composée et inscrite, la symphonie universelle doit être créée par les chanteurs, le chœur et l'orchestre. Maintenant tous ensemble vont s'unir en parfaite synchronisation, sous la baguette du chef d'orchestre, afin d'exécuter le chef-d'œuvre de la vie. Comment le cerveau gère-t-il les informations fournies par les organes des sens ? Comment fonctionne-t-il concrètement pour former l'ensemble cohérent, que nous pourrons apprécier et qui représente notre conscience ? Le mystère le plus étonnant de la vie est la pensée. La pensée révèle, stimule des émotions, dans les raisonnements et les réactions. Elle s'accompagne d'une capacité intuitive inhérente à l'être humain : la conscience de soi, de ses propres réflexions, de ses actes et de ses désirs.


Je parlais des humains. Où sont stockés leurs souvenirs ? Dans quelle circonvolution du cerveau ? Où sont stockées les pensées ? Où est la place de la conscience qu'il a de lui-même ?

- La perception d'un objet passe par l'information globale, éparpillée dans des zones différentes, qui communiquent entre elles par le biais de connexions intra-corticales. Lorsque le sujet regarde un objet, les neurones concernés par l'attribut “forme” se mettent à osciller. Cette fonction se déploie sur les neurones concernés par les attributs “couleur” et “consistance”. Ainsi, les trois groupes de neurones déchargent au même rythme, en parfaite synchronie. Une activité multi parallèle opère en permanence à partir de plusieurs organes sensoriels. Ce couplage électrique dure un ou deux dixièmes de secondes, mais cela suffit pour recomposer une image dans sa globalité.

- Sauf erreur de ma part, tu conçois le psychisme humain d'une façon mécanique comme une sorte de circuit électrique. Si l'activité cérébrale comporte des perceptions, il n'en reste pas moins que, grâce à l'imagination mentale et créatrice, les pensées sont des agencements complexes où intervient la mémoire pour sélectionner les ensembles d'images et d'émotions afin de constituer les idées.

- Tu es pertinente comme d'habitude, j'admets tes qualités de connaissance intuitive.

- Merci, je voudrais seulement te rappeler que cette scène est consacrée aux yeux, à la perception visuelle, elle inclue bien sûr les mystères de la vie, les perceptions sensorielles, ainsi que l'élaboration des fonctions psychiques d'une profonde complexité. On peut s'interroger sur les facteurs, qui rendent si disponible cette forme particulière de représentation, qu'est l'image dans la condition humaine.

- Le traitement de l'image perçue est interprétée mentalement en une représentation symbolique, qui permet aux individus de composer un ensemble coordonné à une idée.

- Ainsi, l'image mentale rend non seulement possible l'évocation d'objets, qui ont produit des images, ou des impressions sensorielles, mais elle permet également la création de représentations nouvelles, qui peuvent être aussi stimulées par des résonances émotionnelles. Le cerveau humain sait créer des tableaux visuels totalement inédits, par combinaison d'unités élémentaires dans des arrangements nouveaux et personnels. Et le langage...

- Les hommes communiquent rarement par télépathie, le langage est l'expression ultime de l'intelligence humaine. Les mots conditionnent une grande partie des interactions entre l'individu et son environnement. Ils sont aussi la matière de leurs pensées, des plus concrètes aux plus abstraites.

- Les paroles les éloignent-elles de l'écoute de la voix intérieure... elle pensait aux avantages de la communication télépathique. Est-ce une raison pour adopter l'explication matérialiste et fonctionnelle de leur essence psychique, en les comparant à un ordinateur ?

- Certains pensent que le fonctionnement du cerveau est proche de celui qu'ils ont conçu pour faire travailler une machine.

- Ils ont oublié l'essentiel, car si le psychisme humain est un ordinateur, il est nécessaire de mettre le courant. Il n'existe pas d'ordinateur qui puisse fonctionner sans être alimenté en énergie électrique. Il faudrait l'équiper aussi d'un logiciel d'une mémoire infinie.

- Qui va créer ce logiciel ?

- Tu peux leur poser la question.

Et ils se dirigèrent vers l'ouest au dessus du fleuve, vers l'océan.

Si notre esprit est dimensionnel, comme le postulent quelques scientifiques et philosophes, alors notre conscience devrait se situer ici et maintenant, se manifester à un endroit précis, d'une façon dimensionnelle et temporelle, se peser, se mesurer, s'enregistrer. Ce n'est pas le cas, notre intelligence et notre âme sont non dimensionnelles et intemporelles.

Elles ne sont pas non plus purement spirituelles, parce qu'elles ne peuvent pas fonctionner si elles sont dépourvues d'énergie, il n'existe pas de système de données qui peut gérer et envoyer des informations sans canal énergétique. Je crois, que nous ne pouvons réellement situer la conscience à un endroit précis dans les dimensions spatio-temporelles de notre monde, parce que la totalité de son essence ne fait pas partie de notre univers, que les lois physiques nous empêchent de quitter sous peine de mort. Bien que n'ayant pas l'accès à sa demeure éternelle pour l'observer, il n'est pas interdit de chercher par voie intuitive le lien de l'esprit avec la matière. Dans le cerveau anatomique se trouvent certainement des points matériels, des abris physiques et temporels, par lesquels la conscience est en interaction avec le monde. Ce mystère sera dévoilé dans un avenir proche, je le pressens.





La beauté est-elle encore présente dans l'art ?

Elle illuminait les yeux et déposait sur les plaies un pansement magique. Puis, elle faisait partie du décor. Discrète, elle se taisait soumise en attendant un regard, une faveur…

Non, elle n'a plus raison d'être. La Beauté.

Qui est-ce ?

Aujourd'hui, qui peut prétendre l'avoir connue ?

Elle vit pourtant, endormie sous le linceul du temps. Eternelle. Insaisissable mais tellement présente. Elle vit dans les œuvres des Maîtres du passé. Elle est l'âme et le cœur qui palpite animé de la flamme immortelle déposée par la brosse enchantée.

Mais quel est son secret ?

Pourtant, selon nos canons de beauté, elle n'est pas forcement jolie. Son charme n'est pas physique et dépasse toutes les modes. Il est la Nature même, il est intemporel.

Mais ce n'est pas tout.

Le secret de ce miracle est dans l'alchimie de la synchronisation, des dimensions réelles et irréelles.

Chacun sait que, le tableau se présente en deux dimensions : longueur et hauteur. Or il existe une autre dimension naturelle qui est la profondeur. Cette dimension est réalisable sur un tableau par l'illusion visuelle.

Mais l'art intemporel ne s'arrête pas là. Il va traverser le temps qui, lui, est une autre dimension réelle mais difficilement représentable par une œuvre statique. Pourtant c'est ce qui caractérise les chef d'œuvres et qui les distingue de la photo de famille. D'ailleurs une bonne photo doit être instantanée pour ne pas être figée.

La peinture, c'est autre chose. En elle, le temps est dilaté, étiré, sans pour autant se figer, grâce au sortilège de l'artiste qui arrive à donner la vie sans limites à travers le temps. L'envoûtement du visage de la Joconde vient de son fameux sourire, qui est infiniment long et vivant sans être figé, ni instantané. En lui sont scellés tous les sourires du monde. A ce point, l'art quitte les dimensions naturelles et s'introduit dans le monde invisible, celui de la pensée, de notre psyché. Ce monde, obscur pour nous, est gouverné par d'autres dimensions invisibles, car inobservables.

Pour certains scientifiques de la nouvelle tendance il y a dix dimensions. Ils ne savent pas où les trouver, mais d'après leurs équations mathématiques, c'est bien cela. Sans le savoir, je les ai explorées déjà depuis bientôt vingt cinq ans.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite de livre mon livre « Voyage au-delà de l'Infini » en vous inscrivant sur ce site dans le menu "Contact". Vou pouvez voir le livre (menu-Bibliographie). Vous pouvez aussi imprimer un petit résumé de trente pages (dans le menu-Science) ou commander le DVD par le menu "Contact".

Je vous souhaite bonne lecture et au plaisir de vous connaître. Merci.


Mad-Jarova


Voyage au-delà de l'infini

La totalité dans une idée visionnaire


Le sujet de la Trinité Universelle est, aujourd'hui, la seule clef capable, dans le mur scellé depuis un siècle, d'ouvrir l'accès au trésor de la connaissance du Tout. La physique est en crise et les enjeux sont considérables. La naissance d'une nouvelle théorie va bientôt provoquer une vraie révolution : scientifique, philosophique, idéologique et politique.

En fait, le lien entre l'univers et la conscience se cache dans la structure primordiale du TOUT, qui est l'éminence de la dualité exprimée dans la trinité. Le monde serait l'amalgame des valeurs énergétiques et psychiques.

La dualité est une loi incontournable de la manifestation de l'univers, elle concerne la totalité : le réel et l'essentiel.

La matière seule ne donne pas une image complète et compréhensible de l'univers. Tous les mystères convergent sur un seul point, celui de la présence d'une force absolue et éternelle qui est placée dans un ailleurs inaccessible à nos sens, que j'appelle la Courbe de l'essence, un point sans dimensions, donc inobservable. En approchant ce point fatidique, intemporel, l'expérimentation n'est plus possible.

La réalité est l'intercommunication entre l'essence et l'existence grâce à cette courbe qui porte la force Essentielle, capable de maintenir l'équilibre baryonique. Une particule matérielle peut être représentée comme une forme sphérique partagée en deux : le côté gauche est sa manifestation dans l'existence (exprimé en matière), tandis que son côté droit sera celui de l'essence (exprimé en antimatière, et en antidimensions dans l'antiunivers de son information). Elle est coupée en deux par une ligne, qui est, elle-même, la Courbe de l'existence ou le Mur de la lumière.

Dans le schéma de la particule, sa structure interne n'est pas évolutive.

La réalité d'une personne est très proche de celle d'une particule et représente deux sphères, s'entrecroisant. L'une détermine le conscient, la sphère de l'existence, alors que l'autre l'inconscient, la sphère de l'essence. Les deux s'entrecroisent pour former un noyau d'une surface complète, celle de l'unité.

Dans l'unité la superposition des deux parties de la dualité crée la complémentarité, qui est évolutive. Cet entrecroisement forme l'unité, permanente avec le Tout, qui représente notre essence divine. Chaque conscience, même élémentaire, a son micro-univers mental, une structure constituée de l'unité, de la Dualité et de la Trinité.

Les archétypes sont des « particules élémentaires » psychiques de la Création en tant que forces potentielles et probables. Etant éternels ils sont en quelque sorte les engrenages sur lesquels se dilate le temps. Ils sont les particules de la psyché et enferment la totalité de tout ce qui peut être. Comme les particules, ils ont une double nature et se transforment en symboles dans la sphère de l'existence. Pour construire des structures variées et inimaginables, les archétypes sont “suspendus” dans une multitude d'entrecroisements et d'ensembles vides, à l'infini. Ils sont les médiateurs psychiques d'échange entre l'intemporel (la conscience absolue) et sa création. Le schéma des archétypes libres représente une spirale, qui est l'hélice du temps. Au début elle est dilatée, les archétypes sont alors libres, par la suite progressivement lorsqu'elle se charge de valeurs émotionnelles et mentales, elle se contracte et forme des entrecroisements. Par la force Essentielle, tel un ressort augmentant sa pression progressivement, les archétypes libres sont liés dans une hélice d'attraction, qui est leur néguentropie croissante. Puis par séparation certains se déchargent et redeviennent des archétypes libres. Les archétypes sont le verbe, les particules élémentaires sont les syllabes, la conscience est constituée de plusieurs phrases, en harmonie ou en contradiction, qui forment la personnalité.

Mad-Jarova




Mad-Jarova réflexions philosophiques


Ma philosophie et les œuvres ne font partie d'aucun style connu, elles annoncent l'avenir. L'art abstrait est celui du 20e siècle, il est entré dans l'histoire. Il ne faut pas chercher à faire de comparaison entre ces deux états d'esprit différents. L'art n'a pas besoin de connaissances mais de sensibilité et d'ouverture d'esprit. C'est l'expression de la vie, miracle qui passe inaperçu et banal à nos yeux. À travers l'aspect réel de cette vie, chacun peut pénétrer dans ce monde invisible, celui de notre conscience. Chaque investigation scientifique qui essaye de donner une vision des phénomènes dans leur globalité dépasse les limites de l'observable et entre dans le domaine de la métaphysique ou de l'intuition. C'est vrai, je cherche un sens, alors que l'art contemporain déstabilise notre sens naturel de logique. Notre époque est marquée par ce phénomène, celui du vide et du superficiel. Cependant, l'équilibre est inconsciemment recherché sur la voie de l'évolution de la conscience. Personne n'a besoin de connaître l'art pour le comprendre. La connaissance dans ce domaine est une invention des critiques d'art « contemporain » où, paradoxalement, il n'y a rien à comprendre. En outre, il n'est plus contemporain, car il est en place depuis plus de 100 ans. Je crois à une renaissance de l'art et de l'esprit. L'émerveillement est la nourriture indispensable pour la santé psychique et physique, ainsi que le rire. Je crois à une nouvelle spiritualité, individuelle et libre du poids des obligations imposées.

En effet, le monde ne fonctionne pas très bien. C'est la décadence, hélas, mais je crois de tout cœur que cela va changer.

Mon désir le plus profond est de voir, un jour, le jaillissement d'une nouvelle renaissance dans l'art et dans l'esprit des hommes.

Je connais Di Maccio. Nous avons exposé ensemble. Il est aussi peintre visionnaire. On dit que c'est l'art de l'avenir et nous l'espérons. Connaissez-vous Hélène Knoop ? Vous pouvez visiter son site : www.heleneknoop.com

Chaque investigation scientifique qui essaye de dépasser les limites de l'observable, afin de donner une vision des phénomènes dans leur globalité, dois fatalement entrer dans le domaine de la métaphysique ou de l'intuition.

Ma monture dans les voyages d'au-delà s'appelle Phénix. Entité énergétique, il est forgé dans la braise ardente, venue du plasma des étoiles. S'il commence à s'emballer, son coeur se dilate sous l'effet de la chaleur qui se dégage. Progressivement, par la fusion dans la combustion de son être il se matérialise, prend forme : la forme d'un cheval magnifique aux muscles d'acier, aux naseaux frémissants et à l'oeil vif et intelligent. Ses lèvres vibrantes s'entrouvrent pour laisser passer des paroles, sorties du fond de son ventre. Il est fougueux et infatigable, mais si par la suite son merveilleux corps commence à décliner, la pression thermique diminue, son coeur a tendance à se contracter, alors il explose dans une aurore boréale, s'emballe sur l'horizon du monde, son coeur se dilate de nouveau et le cycle recommence. A chaque nouvelle apparition, il prend une robe différente pour me plaire davantage. Quelquefois, dans la précipitation du départ, il en prend deux, ainsi je le vois arriver, quelle surprise, avec des taches blanches sur un fond noir. Je ne l'ai jamais vu en zèbre encore, mais ce n'est pas impossible. A part les tenues conventionnelles, il invente des robes de corail, de saphir, d'or et de lune. Impatient, grattant l'écume d'une vague avec le bout de son sabot nacré, il me demande:

"Alors c'est toi ma maîtresse oui ou non ? Partons, qu'est-ce que tu attends ?"

C'est mon Phénix, comme je l'aime...





Mad-Jarova et sa philosophie

Mad-Jarova, née en Bulgarie dans une famille cultivée, arrive en France en 1966, sans connaître personne et sans argent. Son père étant éditeur, considéré « l'ennemi du peuple » n'a rien pu faire pour faciliter la vie de sa fille seule dans un pays étranger.

Madjarova est son nom de jeune fille que quelques amis ont séparé en deux afin de faciliter la prononciation.

Mad signifie fou, en anglais, tandis que, Jarova voudrait dire braise ardente en bulgare. Ce nom lui va bien, car Mad-Jarova vit dans un autre monde. Sa mission est de donner du rêve et de la beauté à ceux qui en ont besoin, espérant rencontrer la complicité dans une démarche passionnante concernant l'humanité et l'art. Sa philosophie et ses œuvres ne font partie d'aucun style connu, elles annoncent l'avenir. L'art abstrait est celui du 20e siècle. Il est entré dans l'histoire. Il ne faut pas chercher à comparer ces deux états d'esprit différents.. Dans ses œuvres, les hommes, les femmes, les enfants et les animaux ne sont pas des représentations photographiques. Sans modèle ni photo, ils expriment la vie, miracle qui passe inaperçu et banal à nos yeux. À travers l'aspect réel de cette vie, chacun peut pénétrer dans ce monde invisible, celui de notre conscience. Malgré son caractère inobservable, elle a un sans universel, alors que l'art contemporain déstabilise notre sens naturel de logique. Notre époque est marquée par le phénomène du vide et du superficiel. Cependant, l'équilibre est inconsciemment recherché sur la voie de l'évolution de la conscience. L'art n'a pas besoin de connaissances mais de sensibilité et d'ouverture d'esprit. La connaissance dans ce domaine est une invention des critiques d'art « contemporain » où, paradoxalement, il n'y a rien à comprendre. En outre, il n'est plus contemporain, car il est en place depuis plus de 100 ans.

L'émerveillement est la nourriture indispensable pour la santé psychique et physique, ainsi que le rire. Mad-Jarova croit à une nouvelle spiritualité, individuelle et libre du poids des obligations imposées. Son désir le plus profond est de voir, un jour, le jaillissement d'une nouvelle renaissance dans l'art et dans l'esprit des hommes. Son approche est scientifique, mais chaque investigation qui essaye de donner une vision des phénomènes dans leur globalité dépasse les limites de l'observable et entre dans le domaine de la métaphysique ou de l'intuition.

Elle concerne le "tout dans tout" à propos de l'univers matériel visible et invisible mais aussi à propos de l'évolution de la matière vivante… soit une nouvelle spiritualité.

L'injustice dans la vie de tous les jours sera éclairée par cette nouvelle spiritualité qui consiste à trouver individuellement son essence « divine » sans oublier qu'elle est en chacun de nous. Nous sommes, tous, une multitude : les multiplications de la même entité, qui se réalise, elle-même, dans le temps, afin que celui-ci existe.

C'est pourquoi, la perfection est impossible dans ce monde. La multiplication crée des dualités conflictuelles qui deviendront complémentaires et finiront dans l'Unité absolue mais simultanément d'autres dualités se formeront sans fin. La joie et la tristesse font partie du même système. La même entité est la victime et le prédateur, elle est en même temps souffrance et jouissance, victoire et défaite ; c'est ainsi. Celui qui le comprend accède à la nouvelle conscience « transpersonnelle ».

Mad-Jarova a établi plus qu'une hypothèse : un nouveau model qui pourrait servir de base dans l'élaboration d'une nouvelle théorie du Tout, celle que les scientifiques cherchent depuis un siècle déjà.

Le modèle standard inclut l'explosion initiale du début du monde (le big-bang) comme conséquence de deux découvertes majeures : le rayonnement fossile et l'expansion de l'univers. Ils sont, selon eux la preuve du début du monde, de l'instant zéro du big-bang.

Mais, selon la logique, s'il y avait un point de départ, il y aurait eu forcement un mouvement dans le temps et dans l'espace, qui signifie obligatoirement une direction. Il serait plus intense dans une direction précise. S'il y avait eu big-bang, en regardant dans le cône du temps passé, on verrait vers le début du monde une accumulation d'astres très jeunes et très éloignés. Pourquoi les corps célestes sont disposés autour de nous d'une façon égale et homogène, comme si la Terre était au centre du monde et pourquoi le rayonnement fossile est autour de la terre à la même distance ?

La théorie officielle veut nous faire croire que le fameux big-bang se trouve à la même distance de tous les côtés, c'est-à-dire à 13 milliards d'années-lumière.

Mais dans ce cas, avec l'expansion, tous les corps célestes se précipiteraient vers…le big-bang. Ils retourneraient vers le lieu de leur création ?

Les observations montrent que les galaxies lointaines s'écartent plus vite que les galaxies proches, l'expansion s'accélère. Autrement dit, plus les corps célestes se détachent de l'explosion initiale plus ils accélèrent, en retournant vers elle, ce qui n'est pas logique.

En outre, dans le futur et le présent nous ne voyons rien, car la lumière met un certain temps pour nous parvenir. De toute évidence, tout ce que nous voyons dans le ciel fait partie du passé, alors plus les astres sont éloignés de nous, plus ils se décalent vers le passé. Si nous observons des étoiles très vieilles et éloignées, cela signifie qu'elles étaient vieilles lorsque l'univers était jeune. Autrement dit, les plus vieilles étoiles ne pourraient être visibles à la place de la création initiale et plus vieilles que le big-bang.

Puisque nous ne pouvons voir ni le présent, ni le futur, il y aurait, forcement, une partie du ciel qui serait invisible pour nous et nos télescopes. Pourtant ce n'est pas le cas, l'univers est autour de nous homogène et isotrope.

Mad-Jarova a construit son modèle sur des bases logiques et grâce à son imagination.

Et si le rayonnement cosmique, ce fond fossile, n'était pas la trace d'une grosse explosion originelle, mais le reflet du Mur de la lumière ? Le rayonnement fossile cosmique est, selon Mad-Jarova, le résultat de l'activité thermique permanente et uniforme de la création.

Ceci est d'ailleurs la preuve, de la création permanente. Cette création se produit spontanément autour de nous, sans direction privilégiée, provoquée spontanément sans aucune cause autre que son caractère intemporel et perpétuel. Il n'y a ni endroit précis, ni temps délimité pour cette activité. Encore une fois, nous avons l'impression d'être placés au milieu du monde, entourés d'astres.

Alors à la question d'où vient l'univers ?

La réponse peut être : L'univers n'a jamais été créé, il a toujours existé, car l'énergie unifiée a existé et existera toujours.

Pourquoi existe-t-il depuis toujours ?

Parce qu'il n'est qu'une apparition tangible de l'univers essentiel, celui des champs, qui est la trame intemporelle.

Le temps, comme la matière, se crée au fur et à mesure ici et maintenant dans notre monde, parallèlement aux dimensions spatio-temporelles.

Évidemment, nous ne pouvons pas être témoins de la création d'une galaxie.

Que représente notre temps comparé au temps cosmique?

L'histoire de l'humanité n'est qu'un instant insignifiant, une goutte, une larme fondue dans l'océan... Pourrions-nous l'observer ?

Cela ne nous empêche pas, bien entendu, de constater les états différents de formation de corps célestes. Nous pouvons étudier les étoiles plus jeunes ou plus âgées, ainsi que les nébuleuses en état de gestation. Tout l'univers grouille de créations permanentes. Une ascension vertigineuse de la multiplication de la vie céleste nous submerge et ravit à la fois.

D'après Mad-Jarova, le mur infranchissable pour nos télescopes n'est pas le big-bang, mais la limite de notre univers et le début de l'univers subatomique. Il est impossible de l'observer.

Au-delà de cette frontière, le monde s'éloigne plus vite que la vitesse de la lumière. Autrement dit, l'horizon s'éloigne avec la lumière, elle ne peut pas lui échapper pour venir et nous faire voir au-delà de cette limite. Effectivement c'est comme un mur invisible puisque au-delà, la lumière est plus rapide qu'elle-même et elle s'éloigne dans un autre espace et un autre temps. Elle remonte le temps (de l'avenir vers le passé).

Est-ce qu'elle maintient les galaxies cohérentes et intactes et en même temps procure l'expansion?

Est-elle aussi l'énergie du vide quantique ?

La révélation de ce secret est enfermée dans le Mur de la lumière.

Depuis Einstein, nous savons que la notion du temps est relative à la vitesse de l'observateur. Si ce dernier entreprend d'augmenter la vitesse de son déplacement dans l'espace, son temps va subir un ralentissement. Plus vite il ira, plus son temps va s'allonger, jusqu'à la limite autorisée, qui est la vitesse de la lumière, où le temps n'existe plus.

Dans le Mur de la lumière, celui-ci s'arrête pour la lumière, alors qu'aucun corps physique n'est capable d'obtenir une telle vitesse.

Un vaisseau spatial lancé à une grande vitesse jusqu'au Mur de la lumière, il ne fera plus partie de notre monde.

Le Mur de la lumière, étant également le circuit de ce que Mad-Jarova appelle la force Essentielle, relie et sépare entre elles la matière de l'antimatière dans le monde quantique et macroscopique.

En bref, toutes les particules placées sur le Mur de la lumière ont une partie dans l'essence et une dans l'existence en même temps. Certaines ne sont que des traces ici, alors qu'elles possèdent un “corps” de dimensions mentales ailleurs.

Toutefois, c'est un mur sans épaisseur, ni hauteur, en une dimension, qui traverse et relie toutes les particules de l'espace. Entité indéfinissable impossible d'observer en raison de son aspect intangible relatif à notre espace, elle est vibration de force infinie en cercle fermé.

La barrière de la lumière aux propriétés fractales est le domaine de l'Absolu. Au-delà, les dimensions ne sont plus quantitatives, mais qualitatives, Les particules acquièrent leur "masse" mentale.

Ainsi "vu" de l'autre côté, le Mur de la lumière n'est plus une forme fractale dans l'espace mais un écheveau infini représentant le contenu des informations fondamentales.

De l'autre coté, l'Antiunivers aux antidimensions est en contraction permanente, et s'enroule vers l'intérieur de lui- même à l'infini.

Ce monde superlumineux parallèle au nôtre, mais exactement à l'envers, construit d'antimatière, se développe dans un temps négatif, mais simultanément avec nous ici et maintenant, sans que nous ayons le moindre soupçon de sa présence, pas plus que de l'univers Absolu où est notre essence immortelle.

L'univers est une courbe infinie, où chaque partie a la même structure que le Tout, mais à une échelle différente. Cependant, l'infini finit par arriver au point critique qui est le Mur de la lumière. L'infiniment grand et l'infiniment petit ne s'arrêtent pas à la frontière de l'apparence. Ils traversent cette limite, qu'elle appelle La Courbe de l'existence.

Cachée dans le Mur de la lumière, fil infini en une dimension sans épaisseur, à partir duquel elle se déploie, elle est vibration éternelle sans volume. Par ses vertus, elle tisse la trame essentielle de l'univers qui est la structure permettant aux particules de se manifester et d'apparaître dans notre espace-temps familier. Elle est l'architecture, la matrice qui, par sa contexture, indique l'existence du Mur de la lumière.

La Courbe de l'existence est la toile universelle et le Mur de la lumière y est le fil lui-même.

Par conséquent Le Mur de la lumière est l'expression de la Courbe de l'existence.

Il est la rencontre de deux mondes complémentaires et opposés.

La révélation de l'existence de la force primordiale Essentielle sauve la loi de la conservation.

Qu'est-ce que la force Essentielle ?

Elle est le moteur de l'énergie qui tisse la trame de la toile, à travers le Mur de la lumière, et gouverne les fonctions de lien avec le Tout, elle est le chef d'orchestre qui crée l'œuvre de l'existence.

Les particules ne sont pas directement observables, parce que leur substance est ailleurs, elles ne sont pas visibles, bien que, d'une autre façon, réellement présentes dans l'essence, mais confondues avec le TOUT, essentiellement concevables par les calculs mathématiques, grâce à leurs interactions.

La mise en évidence de nouvelles configurations symétriques dans le monde subatomique fait croire, que ces figures reflètent les lois primordiales de la nature en une ultime “symétrie fondamentale”, qui peut incorporer toutes les particules connues dans une structure totale.

La force unifiée de l'univers, que les astrophysiciens croient existante au premier instant de la création, n'a jamais cessé d'exister. Intemporelle, la trame de la super énergie est un bouclier qui maintient la symétrie universelle.

Tout ce que nous observons dans le ciel se produit à l'intérieur intime de la matière.

Si nous acceptons ce modèle, nous n'avons plus à chercher de la matière noire et l'énergie sombre pour expliquer la stabilité apparente de l'univers.

En effet, la matière totale observable ne représente que 10 % de la matière indispensable pour maintenir la cohérence de la structure universelle.

En cherchant une solution, les scientifiques inventent de nouveaux éléments exotiques et inobservables, comme par exemple, matière noire, énergie sombre etc.

Ce modèle fait le lien entre l'infiniment grand et l'infiniment petit pour une nouvelle théorie unifiée.

Le modèle standard ne répond pas à des questions qui restent sans réponse ou tombent dans la confusion.



Abrégé d'une nouvelle vision sur l'évolution

Propos accueillis lors d'une rencontre amicale entre M Karaboulkov et Mad-Jarova

Selon la théorie de Darwin, grâce à la sélection naturelle qui choisit les sujets les plus aptes, les plus solides dans un environnement donné, la nature sélectionne ceux qui sont capables de survivre. Leurs capacités se transmettent par hérédité d'une génération à l'autre, et ainsi, par accumulation des caractéristiques apparaissent des espèces différentes. Qu'en pensez-vous ?

L'adaptation qui est une règle de survie et de mutation se fait sur un plan rationnel, prémédité, et non seulement sur le plan physique, Bien que la biodiversité ait fourni des espèces mieux adaptées, capables de survivre, l'homme est le seul enfant prodige de l'élévation qualitative. L'évolution n'est pas un changement par mutation, afin d'adapter les espèces, et de les rendre capables d'exister dans un certain environnement. Elle a été plutôt engendrée vers un but magistral, mystérieusement situé au fond de la nature des choses depuis l'éternité. L'évolution est une force transcendantale. Sans quoi, l'être humain qui se trouve au plus haut niveau de l'évolution n'aurait pas été tel que nous le connaissons. Il a évolué dans son mental, et son niveau de conscience le rend apte à la création, à l'imagination et à la réflexion. Parallèlement il a perdu une grande partie de ses attributs de survie, comme sa fourrure, ses dents, la robustesse de son corps. Si un individu est obligé de retourner au milieu de ses ancêtres, il aura peu de chances de s'en sortir dans des conditions auxquelles il n'est plus adapté pour survivre. Il a été choisi pour évoluer, et son évolution a un autre sens.

D'après la théorie, l'apprentissage joue un rôle principal dans l'évolution. Cependant l'animal n'apprend pas n'importe quoi mais uniquement ce dont il a besoin en termes de survie et de reproduction. Le langage qui particularise l'homme ne sert pas pour la survie, en revanche il est indispensable à la communication qui est le moteur de l'ascension de la conscience. Est-il destiné à l'homme ?

Oui, le bébé est programmé pour apprendre à parler. Son don pour le langage dès l'âge de trois jours lui permet de distinguer et répéter les phonèmes. Ensuite, à l'âge d'un mois il est capable de distinguer les différents phonèmes de toutes les langues répertoriées dans le monde. Alors, il a une aptitude universelle pour n'importe quelle langue, puis il se concentre sur celle qui lui parvient de son entourage. Son babillage se différencie par des syllabes et des intonations spécifiques, qui ne sont pas influencées par ses origines. Devenu adulte sa prononciation sera confondue avec celle de tous ceux qui l'entourent. Tous les bébés du monde sont aptes à apprendre n'importe quelle langue, et pas seulement la langue maternelle.

Par conséquent, le don du langage ne fait pas partie de la mémoire transmise par les gènes, car la mémoire phylétique n'apporte pas une prédisposition spécifique pour la langue des ancêtres. Ce don a un caractère de programmation transcendante destinée uniquement à l'homme.

Dans le monde animal, les formes du savoir innées sont d'ordre pratique testées par la sélection naturelle et concernent ce qui est utile en termes de survie individuelle et de reproduction. Elles se manifestent comme des pulsions ancestrales de caractère sexuel et agressif. Lors des moments précis de l'accouplement pour la procréation, en respectant la sélection naturelle, les sujets les plus forts, les plus aptes ont une descendance nombreuse, et les exclus n'ont pas droit à la procréation.

En réalité, le résultat de l'évolution est loin de cette image. Heureusement l'homme est gratifié de qualités humaines qui lui donnent des possibilités de réfléchir et de prendre des décisions. et son apprentissage ne se limite pas au domaine existentiel. Curieux, il s'intéresse à tout ce qu'il voit et ne voit pas, se pose des questions philosophiques, apprécie la beauté de la nature, devient créateur lui-même, éprouve des sentiments. Lors de la communication en société, il possède naturellement des moyens d'expressions faciales, qu'il emploie délibérément pour accentuer son langage. De naissance il est spontanément capable de sourire, de rire, ou de pleurer pour abreuver sa tristesse, ce qui est un autre don exclusif, et n'apporte rien à la survie de l'individu.

Pourtant les animaux de compagnie qui partagent notre vie, nos peines et nos joies savent aussi exprimer leurs sentiments. L'homme ne descend pas du singe ?

Nos chers compagnons ont perdu l'instinct sauvage de survie. Heureusement ils conservent des qualités précieuses naturelles et affectives, car au contact de l'homme, ils sont très souvent en état d'évolution. Ils lui apportent le sixième sens et l'amour désintéressé. En sécurité, ils n'ont pas un besoin vital de violence, et accumulent des qualités qu'on retrouve rarement chez l'homme. Mais ils ne deviendront jamais des êtres humains. Les singes censés être nos cousins lointains, même s'ils possèdent quelques expressions faciales, n'ont à aucun moment disposé de qualités humaines. Malgré leur possibilité naturelle d'imiter les paroles, les perroquets ne pourront pas devenir des êtres à haut niveau de conscience. Le singe n'a pas été promu à un grade aussi imminent, il n'a aucune chance de changer sa condition de singe.

Toute la communauté scientifique s'accorde sur l'idée qu'une branche seulement a subi une mutation qui lui a permis d'évoluer pour devenir homme. Cependant personne ne sait quelle est la raison fonctionnelle de cette mutation dans le processus de survie, car elle concerne la morphologie du crâne. Aussi, si elle se révèle inutile, une mutation accidentelle n'est jamais retenue dans la descendance d'une espèce. En outre, si le singe était réellement l'ancêtre de l'homme, aujourd'hui, il ne doit plus rester le même, puisque les individus seront forcement sur l'échelle d'évolution à des degrés différents.

D'où vient l'homme, selon vous ?

Il serait plus logique de dire qu'il vient du plancton ou des crustacés. Comme un arbre aux branches greffées donnant des fruits différents, il sera plus exact de penser que les fruits d'une certaine branche viennent de l'arbre initial et non de la branche d'à côté. Seulement voilà, cette branche là a été greffée avec un but délibéré. Elle a été prédestinée à évoluer, à élever son niveau de conscience. Le hasard n'a joué aucun rôle dans ce processus.

Je pense toutefois que l'homme, comme toute la vie, a subi une évolution progressive mais intentionnée, telle une statue monumentale, œuvre inimitable qui s'affine petit à petit sous le marteau du Créateur. Mais dès son début l'homme ne ressemblait pas tout à fait au singe, car la morphologie de son crâne était déjà différente.

Dans le domaine de la recherche scientifique de haut niveau non conventionnel, je voudrais citer ici Anne Dambricourt, Chargée de Recherche au CNRS. Elle a étudié l'évolution de l'homme d'une façon différente de celle de Darwin et travaille dans le domaine des processus qui interviennent sur la structure du crâne débutant au premier stade embryonnaire. L'évolution se fait alors par palier, chaque embryogenèse correspond à un palier dans la formation crano-faciale. Sa démarche passe par six grandes embryogenèses fondamentales, les six marches d'un escalier, que parcourt l'évolution passant sans intermédiaire d'une marche à l'autre par macro-mutation. Le passage d'une embryogenèse à une autre s'effectue toujours dans le même sens. L'évolution des hommes s'accomplit d'une façon non graduelle mais par sauts, ouverte à la prédiction, et ascendante.

Oui, je crois que l'univers est le résultat d'une volonté singulière, d'une création transcendante et supérieure qui gouverne les lois de la nature. Le but de la création n'est pas l'évolution quantitative des espèces différentes, mais l'accroissement de la conscience à partir de l'existence. L'évolution étant une progression par paliers ascendants, le but déterminé aboutit à l'arrivée de la conscience humaine, et par la suite, à l'évolution de chaque individu selon son libre arbitre.

Quels sont vos arguments dans cette nouvelle théorie, de quelles lois s'agit-il, le darwinisme est-il une vision erronée de l'évolution ?

Darwin a eu raison, d'une certaine façon, car de toute évidence les êtres vivants subissent un mutisme permanent d'adaptation pour la survie. Mais le résultat final qui est le sommet de l'évolution n'est pas le long cou de la girafe, très astucieux pour attraper les branches hautes, ni les griffes ou les crocs des prédateurs, mais l'éminence de la conscience.

Je sais que, si dans un récipient sont enfermés des atomes d'hydrogène, d'azote, de fer, de carbone et d'oxygène, ce mélange se transformera, après un certain temps, en structure complexe et organisée. Ceci est en contradiction avec l'entropie (phénomènes naturels de transformations des structures de l'ordre vers le désordre). Quelle est cette force qui lutte efficacement contre l'entropie afin d'organiser un brin d'ADN pour former des structures de plus en plus complexes ? Quel est ce phénomène qui intervient pour acquérir et traiter de l'information, afin de rendre possible l'évolution de la vie, qui partant d'une bactérie a conduit à l'homme et à des complexités toujours croissantes ? A l'image de ce récipient, quelle est l'énergie qui fait à partir d'un tas d'atomes d'oxygène, de carbone, d'hydrogène, de fer et d'azote, un homme ?

Le processus qui contrarie l'entropie naturelle, et qui fait acquérir de la profondeur logique dans le développement et l'évolution de la vie est la néguentropie (accroissement de la complexité organisée). Elle a un coût énergétique qui comprend aussi le lien entre l'information et l'augmentation de la valeur des structures.

L'existence de ces deux phénomènes complètement contradictoires est dans la réalité de deux systèmes d'organisation : quantitatif et qualitatif.

La mesure de la quantité d'informations brutes contenues dans un système, comme dans un tas de grains est complexe. Puisque cette structure n'a aucune logique, il faudrait indiquer la place de chaque grain dans le tas. C'est difficile à décrire, car la quantité d'informations est énorme, mais sa profondeur logique est nulle. En revanche, le germe d'un seul grain a une profondeur logique supérieure. Elle contient très peu d'informations quantitatives et n'est pas compliquée à décrire, sa complexité statistique est faible, mais elle possède une forte quantité d'informations de profondeur logique.

Le principe selon lequel tout système isolé tend à se désorganiser, signifie que le désordre statistique ne peut qu'augmenter naturellement, de sorte que le système de capacité logique acquiert progressivement de la profondeur. La croissance de l'information ne semble pas dégrader de l'énergie, comme si elle était inépuisable.

L'entropie et la néguentropie croissantes suivent par association la croissance du contexte temporel. Elles marquent la flèche du temps. Aussi l'énergie du cœur d'étoiles mourantes n'est pas perdue, puisqu'elle retourne à l'énergie Essentielle du vide, et devient potentielle. Cependant, si l'énergie fait son transfert incessant grâce à l'entropie, il n'en reste pas moins que, l'information approfondit sa complexité dans les antidimensions par l'accroissement de la néguentropie proportionnelle à la qualité de l'information. Les deux phénomènes parallèles fournissent l'énergie initiale à double fonction, matérielle et informatique, qui sont nécessaires à toute création nouvelle. Ce processus se transmet par une sorte de vases communicants, puisque toute nouvelle naissance demande autant d'énergie que d'information. Ainsi la vie et la mort évoluent en cercle fermé.

Chaque émergence de vie, sorte de système, qui s'est progressivement complexifié et organisé grâce à l'acquisition permanente d'informations, n'est donc pas pensable sans foyer d'énergie inépuisable. Qui pilote ce processus mystérieux, ce système qui a besoin d'une énergie et exige un programme ? Cela suppose l'existence d'un esprit supérieur, d'un Etre d'une force et d'une conscience infinie.

Remerciements

Je remercie tous les membres du Cercle qui défendent l'art, encore aujourd'hui, alors que les valeurs authentiques sont malheureusement ébranlées par le matérialisme depuis bientôt 100 ans. Grâce à vos efforts, les œuvres de l'art et de l'architecture continuent leur noble vie afin de nous émerveiller toujours.

L'émerveillement est aussi une nourriture. Plus importante encore, pour la santé et l'existence des êtres conscients que nous sommes. Beaucoup l'ignorent, hélas ! Pourtant, une crise de sens persiste depuis des années. L'homme a besoin de foi, d'un idéal pour conserver son équilibre intérieur.

Un jour, parmi mes invités à la maison, un grand poète et écrivain a posé une question surprenante. Nous étions à table, toute conversation était interrompue. Visiblement chacun cherchait une définition. Alors j'ai remarqué avec plaisir que les réponses étaient différentes et curieusement complémentaires. Comme les facettes d'un diamant, chacune complétait les autres. Quelle était cette fameuse question ?

C'était une question importante qui concerne l'art et surtout l'art d'aujourd'hui. Elle concerne notre culture et notre avenir.

La question était : Qu'est-ce que la beauté pour vous ? Qu'est ce qu'elle représente dans votre esprit ?

Lorsque tout le monde a exprimé ses réflexions à ce sujet, moi aussi j'ai donné mon appréciation.

Pour chaque artiste la beauté doit être la base essentielle de son œuvre, non seulement sur la toile mais dans la vie. Or, dans l'art d'aujourd'hui elle a perdu tout son sens. Elle ne concerne plus l'art contemporain. On voit sur les cimaises la laideur, la violence et la provocation. Pourtant, nous avons tous besoin de rêve et de beauté. Ils ont guidé toute mon existence.

Pour moi, la beauté a aussi des nombreuses facettes complémentaires. Cependant, son essence fait partie du monde invisible. Elle se trouve dans cet autre monde, non matériel, l'écueil de notre psyché. Seuls les yeux ouvrent l'accès vers ce monde, car on dit qu'ils sont le miroir de l'âme.

Le tableau est alors la fenêtre par laquelle nous pourrons entrer dans ce mystère qui est l'âme. Les êtres vivants que je crée ne sont pas des portraits qui risquent d'être figés et limités dans leur expression. Ce sont des états d'âme. Chacun peut se reconnaître comme dans un miroir qui renvoie sa propre image. Image remplie d'amour, tout l'amour que je ressens très fort au fond de moi-même pour l'Humanité. Il les remplit d'énergie et de force. La force communicante entre l'artiste et son public.

Mais quel est cet espace mystérieux qui ne fait pas partie de notre monde ?

Ma réponse concerne une autre question qu'on me pose souvent. En effet, il parait étonnant qu'un artiste s'intéresse à la science et à la philosophie.

Il est alors curieux de savoir quel pourrait être le lien entre l'art et la science.

Eh bien, ce lien existe ! Non seulement il existe, mais il est consubstantiel. Pourquoi ?

Parce que la voie dans laquelle je me suis engagée, celle qui me conduit vers mon espace intérieur me dévoile des secrets insoupçonnables.

Je découvre une autre réalité, plus réelle encore. Je découvre l'existence des trois mondes parallèles et inséparables. Oui, il y a trois univers qui cohabitent ici et maintenant. Le nôtre, en trois dimensions spatiales, l'antiunivers replié à l'intérieur en antidimensions, où sont abritées toutes les informations et surtout le Monde du milieu qui établit l'équilibre entre la matière et l'antimatière. C'est le monde essentiel. Notre psyché est logé là.

Les scientifiques comparent les trois dimensions spatiales aux trois groupes de nombres : entiers, rationnels, et irrationnels qui sont les nombres réels et représentent l'espace. Mais le temps est assimilé au nombre imaginaire.

Parce que dans l'absolu il n'existe pas. Dans le monde essentiel le temps ne s'écoule pas. C'est la demeure de notre âme. Par conséquent notre âme est immortelle.

Je suis heureuse de partager avec vous ces quelques réflexions. Aujourd'hui c'est une journée de plénitude et d'émerveillement, pour nous tous, grâce à l'art qui nous unit. Merci d'être là et je souhaite, avec votre soutien, l'arrivée d'une nouvelle renaissance dans l'art et dans l'esprit des hommes civilisés du troisième millénaire.

La vie sur Terre

 

Il y a quatre milliards d’années, sur Terre existaient déjà des molécules capables de transférer les informations et d’évoluer pour créer la vie. Les micro-organismes fossiles découverts en Australie sont les plus anciens témoignages de la matière vivante. Une manifestation de vie très ancienne a été découverte sous la forme de cyanobactéries filamenteuses. Ces bactéries primitives étaient capables de synthétiser du carbone à partir du dioxyde de carbone atmosphérique. Apparemment elles sont parmi les premiers micro-organismes sur Terre. Néanmoins cette chimie n’existe plus, elle n’a pas laissé de traces et il n’y a aucun moyen de vérifier son efficacité.

 

Les empreintes anciennes de la vie qui se trouvent au Groenland dans les sédiments d’Isua datent de 3,8 milliards d’années. Dans ceux d’Akilia a été découverte l’existence des isotopes de carbone, ce qui suggère l’éventuelle présence d’un carbone d’origine biologique et d’une activité photosynthétique, donc de l’expression d’une vie primitive.

 

Outre le carbone, l’élément le plus important pour la vie est l’eau. Dans l’univers 70 % de la masse totale est constituée d’hydrogène et 4,92 % d’oxygène. L’eau en état liquide existe dans des endroits très précis à une température et une pression nécessaires à l’existence des bactéries. Elle est la base de la chimie des métabolismes du vivant. Toutes les chaînes biologiques fonctionnent dans leur  transfert d’information grâce aux liaisons d’hydrogène. Cependant, le premier transfert d’informations a existé entre cristaux mais dans un cercle fermé. Les expériences ne livrent aucune activité de transfert, ni d’exemple d’évolution de minéraux. Aujourd’hui le passage d’une vie minérale à une vie organique reste un mystère.

 

Dans l’organisation des molécules organiques le carbone joue un rôle principal. Il sert à construire l’ossature de la matière vivante, et se combine avec l’hydrogène, l’oxygène, l’azote, le phosphore et le soufre pour construire les molécules vivantes.

 

Similitude ente la matière et la vie

 

Les acides aminés ont une même chiralité. C’est l’image caractéristique des acides aminés biologiques qui signe leur authenticité. Les acides aminés protéiques sont L (lévogyres), ils dévient le plan de la lumière polarisée vers la gauche.

 

Pourquoi les molécules vivantes ont-elles suivi l’exemple des particules de la matière, puisque leurs deux formes spatiales sont créées en égale abondance, et ont statistiquement autant de chances d’apparaître. Les acides aminés ont-ils préféré la géométrie L et laissé la géométrie D, parallèlement au phénomène du choix des baryons positifs ?

 

L’essentiel est de savoir que la vie viole le principe de parité. Il n’y a aucune forme de vie, qui se sert des deux énantiomères : L et D en mélange pour les acides aminés et les nucléotides. Si les molécules étaient lévogyres et dextrogyres dans un amalgame, il serait impossible d’élaborer des protéines cohérentes. Dans ce cas de mélange, comme une grappe de raisin (dit racémique), la réplication de l’ADN serait exclue. Les acides aminés biologiques ont la même chiralité (ils sont homochirons). Les cristaux ne dévient pas la lumière polarisée, car ils sont composés de parties égales de L et D, une combinaison naturellement racémique qui est symétrique. Pourquoi les éléments de la vie sont asymétriques à conformation spatiale gauche ?

 

Les opinions à ce sujet se partagent en deux camps :

D’un côté, ceux qui croient à des fluctuations aléatoires, dues au hasard, ce qui provoquerait une dissymétrie physique typique pour l’univers. Ils soutiennent l’idée que le mélange racémique n’est jamais parfaitement équilibré. Il y aurait quelques molécules en plus grand nombre qui pourraient favoriser, sans préciser par quel moyen, l’une des formes. Cette idée ressemble étrangement à celle du Modèle standard au sujet de l’émergence de la matière. De plus, cela n’a jamais été observé et prouvé.

 

Pour la deuxième école, la cause de l’homochiralité est plutôt dans une force inconnue qui est asymétrique, cela peut être aussi la radioactivité Bêta, ou alors, le rayonnement solaire qui est polarisé circulairement à droite le matin, et à gauche le soir. Pourtant la lumière du soleil du matin et du soir rend l’effet global nul, sauf s’il existe une majorité d’endroits exposés à l’Est donc à la lumière polarisée droite. Ces rayons lumineux pourraient détruire les acides aminés D, mais cela est très peu plausible et difficilement vérifiable.

 

En espérant une réaction de racémisation dans l’espace, des échantillons ont été envoyés à bord de la capsule Proton 8 pendant 14 jours. Aucune racémisation des acides aminés, même non organiques, n’a été observée.

 

Deux chercheurs du laboratoire des champs magnétiques intenses à Grenoble, Geert Rikken et Ernst Raupach, ont expérimenté une méthode qui consiste à combiner lumière et champ magnétique pour déséquilibrer un mélange racémique. Ils ont réussi à créer un petit excédent d’une chiralité par rapport à l’autre. Peut-on conclure que la lumière des étoiles où les champs très intenses peuvent influencer les molécules pour maintenir l’homochiralité indispensable à l’existence de la vie ? Encore une heureuse circonstance ?